Kamiâ raconte l’histoire de sa famille iranienne, le poids de la culture, si différente de la culture française où ses parents se sont exilés avec leurs trois filles pour échapper au régime de Khomeini.
3 générations se succèdent de façon décousue, comme on penserait à certaines anecdotes que notre esprit fait ressurgir dans un ordre aléatoire -et surtout pas chronologique. L’auteure y décrit à merveille tous les aspects de la culture iranienne, la petite histoire d’une famille insérée dans la grande histoire, et tous les clichés français qui y sont rattachés. Bon, en même temps, elle n’a pas trop de mérite dans cet exercice, ça sent le vécu.
Ce livre foisonnant, et passionnant nous explique les affres de l’exil, et cet espoir fou qui a entraîné les Iraniens au départ du Shah, vite anéanti par de nouvelles persécutions, dans l’indifférence totale de l’occident. Comment ce pays, avec son pétrole a été l’enjeu de toutes les puissances mondiales, qui l’ont maintenu dans un carcan et l’ont empêché de prendre son propre envol. C’est génial.