Et voilà! Le premier classique de l’année 2017. Pourtant élevée loin du reste du monde, ayant peu de contacts sur la vie à l’extérieur du presbytère où son père est révérend, au milieu de ses soeurs et de son frère, Emily, à l’instar de 2 de ses soeurs va écrire l’un des livres les plus marquants de sa génération. A l’époque où il est très mal vu pour une femme d’écrire, les soeurs Brontë publieront tout d’abord sous des pseudos masculins. Deux de ses soeurs mortes encore plus précocement, mais d’une intelligence remarquable auraient peut être aussi été de grands écrivains.
Je dois confesser que j’ignorais jusqu’à l’histoire de ce grand classique! Un soir, le père Earnshaw rentre de Londres avec un enfant sous le bras. Cette arrivée va bouleverser la famille. L’autre famille, les Linton, habitent à quelques kilomètres de là. Les rapports de force entre les uns et les autres, entre ce petit « noir » recueilli, adulé par son sauveur (Hearthcliff) et les gosses de riches vont se faire et se défaire au fil des années. La tyrannie de Hindley et l’amour de Catherine, contrarié par l’arrivée d’Edgar Linton, vont déclencher le désir de vengeance de Hearthcliff.
Le roman est terriblement marqué par la cruauté et la mort, sans cesse présentes tout au long du roman, malgré une fin sereine et apaisée qui marque le triomphe du bien sur le mal.