Là où les chiens aboient par la queue – Estelle-Sarah Bulle (285 pages)

Ah la Guadeloupe ! Ses plages sublimes, Gosier, Saint-François, Saint-Anne ! La luxuriance de la Basse-Terre, le jardin Coluche, la Soufrière ! Quelle belle destination pour les touristes ! Qui pense encore à la Guadeloupe telle qu’elle était, avant qu’elle ne devienne cette destination prisée et abordable en all inclusive ? Dans les années 50, il n’y avait même pas d’aéroport à Pointe-à-Pitre, tout ce qui arrivait ou partait de l’île se faisait par bateau.

Et, plus loin, dans la campagne, il y avait Morne-Galant, cet endroit tellement perdu qu’on en dit que les chiens y aboient par la queue. Deux sœurs et un frère y racontent leur Guadeloupe, leur histoire, l’histoire de l’île telle qu’ils l’ont chacun vécue, de 1940 à nos jours, du coup. Ils évoquent aussi leur exil en métropole, les joies, les peines, les doutes, le racisme, les jalousies, la hiérarchie des races.

Chacun y raconte la rage de se sortir de la misère et de la peine d’avoir perdu leur mère. Antoine, l’aînée, a ouvert des boutiques de bric et de broc, animée par la religion et les esprits. Lucinde a cherché à s’élever socialement, en épousant un homme au ton clair, Petit Frère a cherché la justice dans la lutte des classes. Luxuriant.

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