Joueuse – Benoît Philippon (356 pages)

Après son Mamie Luger qui a raflé tous les prix, dont celui, dernier en date, de Bloody Fleury 2020, Benoît Philippon repart en croisade pour défendre les cabossés de la vie. Comme il est dans un roman, il peut se permettre de contourner, détourner, se dédouaner de la loi. Les gentils sauvent d’autres gentils en cassant la gueule des méchants, et basta. Et on est bien content, parce que la morale est pour eux. Pour nous aussi. Avec son ton léger, il nous entraîne dans l’enfer de la maltraitance infantile en général et du viol en particulier. Heureusement qu’il prend un ton de bande dessinée pour nous asséner toute cette violence avec autant de crudité, sinon, ce serait insoutenable. 

Baloo et  Zack se vengent de leur enfance brisée en jouant au poker; ce sont les meilleurs. Leur amitié les soutient comme elle peut dans cette chienne de vie. Finalement, ils ne sont pas heureux, et ils ont chacun leur expédient pour évacuer leur passif. Jusqu’au jour où Maxine entre dans le jeu. Elle aussi, a besoin de se venger de son enfance brisée. Et cette rencontre va tout bouleverser. Bluffant!

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