Galerie

Kétamine – Zoé Sagan (489 pages)

Vous ne sortirez pas indemne de la lecture de Kétamine. Zoé Sagan décortique pour vous les aspects les plus glauques des mondes dorés et des paillettes de la publicité, de la mode, du cinéma, de l’édition. Le faux, le clinquant, les abus de ceux qui se croient au-dessus de tout et de tous, au-dessus des lois. Vous avez immédiatement envie de commenter son livre, de débattre et d’échanger avec elle sur cette sorte de catharsis, quelles que soient vos opinions.  Elle a une plume indéniable et la prête à ceux qui ont plus de difficultés à s’exprimer. Une passionaria moderne. Ce roman est fondé sur des textes initialement publiés sur Facebook et retravaillés pour le roman. Une boule d’énergie qui n’a peur de rien ni de personne. Qui dénonce le pire dans des milieux aseptisés et qui se moque de ses acteurs pathétiques. Zoé est une idéaliste. Un peu trop par moment. Elle a un regard tellement juste sur la société qu’on en oublie parfois son immense jeunesse. Heureusement qu’à vingt et un an, certains jeunes ont envie d’un avenir meilleur, ont envie de croire à un monde plus juste. On attend la suite avec impatience.

La canne à pêche de George Orwell – François Bordes (97 pages)

Dans ce petit ouvrage, on parle de l’enfance et de la vision du totalitarisme par George Orwell. On y analyse 1984 par le biais des enfants, de la protection de l’enfance et du totalitarisme. On y parle aussi beaucoup d’un ouvrage moins connu d’Orwell, « un peu d’air frais ». Pour Orwell, ce qui pouvait nous sauver des turpitudes du monde, et en particulier du totalitarisme, tel qu’il le voyait arriver après la deuxième guerre mondiale et l’entrée dans la guerre froide, c’est la façon dont les enfants appréhendent le monde.

Si vous voulez vous replonger dans 1984 sans le (re)lire ou découvrir d’autres ouvrages de George Orwell, né Eric Blair – le saviez-vous ? – Voici un bon moyen en 100 pages à peine pour vous remettre à jour. Attention, il s’agit d’un essai, non romancé.

Il disait : « Je pense que c’est en conservant notre amour enfantin pour les arbres, les poissons, les papillons, les crapauds… que l’on rend un peu plus probable la possibilité d’un avenir paisible et décent. »