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Au cinquième étage de la faculté de droit – Christos Markogiannakis traduit du grec par Anne-Laure Brisac (282 pages)

J’aime bien lire un auteur dans l’ordre de ses écrits. Parce que la plupart du temps, la plume évolue, et j’aime suivre cette évolution de l’écriture. J’ai donc démarré avec ce premier roman de Christos Markogiannakis. Cet écrivain est avocat et a suivi des cours de criminologie en France. Autant vous dire qu’il connaît son sujet.

Deux cadavres sont trouvés au cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes. Le capitaine Markou, qui a lui-même été élève de cette université est chargé de l’enquête. Il découvre que l’ambiance y est délétère, étouffante, insupportable. Qui va donc regretter cette professeure acariâtre ? Mais que faisait ce jeune doctorant aimé de tous qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ?

L’enquête est pleine de rebondissements, et la fin est un hommage réussi à Agatha Christie dont l’auteur est un fervent admirateur. Pour les fans de la grande dame du roman policier, ne passez pas à côté. Un polar bien ficelé qui donne envie de lire la suite des aventures du capitaine Markou.

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Otage – Aloysius Wilde (258 pages)

Un homme est appelé pour aller chercher son fils à l’école qui a mal au ventre. Lorsqu’il arrive sur place, il constate que la classe de deuxième section de maternelle où se trouve l’enfant a été prise en otage.

Pour l’ambiance, on est à un croisement entre Kill Bill, Kika et le 5ème élément. Pour l’histoire, on est entraîné dans un thriller où chaque chapitre apporte ses propres rebondissements. On appelle ça un page turner efficace.

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Le Cercle de Dinas Bran – Sophia Raymond (378 pages)

J’ai découvert Sophia Raymond grâce au challenge Bloody Fleury et son haletant Cercle de Caïn, où elle élaborait une intrigue autour de la découverte de la momie Ötzi. Je viens de terminer ce qui est en réalité son premier roman, où elle mêle une intrigue bien ficelée autour des thèmes de l’EMI (expérience de mort imminente) et les tsunamis de 1755 au large de Lisbonne qui détruisit complètement la ville, et celui de 2004 qui fit plus de 200000 morts en Thaïlande. 

Will est envoyé pour un reportage sur un colloque sur les EMI à Paris, un phénomène qui le laisse sceptique. Mais il découvre que toutes les expériences ne sont pas positives et que certaines personnes ont des visions plutôt d’enfer que de paradis. En cherchant à creuser davantage cet aspect, il va se trouver embarqué dans une histoire plus personnelle qu’il ne l’aurait crû.

Déjà à l’époque, l’autrice s’inspirait de faits historiques pour ciseler une histoire entre Da Vinci Code et Les aventuriers de l’Arche perdue. Un incroyable premier roman qui se lit d’une traite. 

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Une bête à tuer – Jean-François Regnier (216 pages)

J’avais découvert Jean-François Regnier au travers de son premier thriller : “Ma bête”, il me fait l’amitié de me confier la suite de l’histoire au travers d’”Une bête à tuer”. A la fin de “Ma bête”, on ne sait qui a survécu, alors bien sûr, je ne peux rien dévoiler du deuxième ouvrage, sous peine de déflorer (désolée, divulgâchage, je dis non) le suspens de la première histoire. Je peux juste vous dire que vous saurez tout de ce qui est arrivé à chacun, alors amateurs de thrillers où vous aimez connaître le dénouement, on fonce pour capturer la bête.

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Black Cocaïne – Laurent Guillaume (280 pages)

Vous cherchez un bon polar pour cette période de canicule ? Vous ne serez pas dépaysés avec Black cocaïne. L’ambiance chaude et moite de Bamako précède des passages dans le Sahel, brûlant et sec.

Un détective métis, ancien flic français, reçoit une très belle jeune femme qui lui demande de faire sortir sa sœur de prison, tombée pour transport de drogue. Rapidement, l’enquête se complique. Les donneurs d’ordre de la mule en question ne seraient-ils pas plus gros que prévus ?

Une intrigue bien ficelée par un auteur qui connaît bien cette région du monde, on se laisse entraîner à la suite de ce héros désabusé.

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Hollywood Zéro – Dominique Forma (254 pages)

Un voleur qui abhorre la violence physique doit précipitamment partir pour Los Angeles afin de fuir des créanciers qui veulent sa peau. Il se retrouve entre une vieille connaissance qui lui a proposé de l’aider dans des arnaques à la réalisation de films et d’une bombe sexuelle à la Jessica Rabbit. Dominique Forma décortique au vitriol et à l’alcool fort les mécanismes d’un monde de totale superficialité. Humour noir pour roman noir, on oscille sur des talons aiguilles entre nausée et fous rires. Ambiance adrénaline éthylique.

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Sauve-la – Sylvain Forge (396 pages)

Alexis va bientôt se marier avec Clémence lorsqu’il reçoit un message de celle qu’il n’a jamais oubliée et qui l’a quitté il y a vingt-six ans. Elle lui demande un grand service : partir à la recherche de sa fille, déclarée morte il y a plusieurs années mais dont elle est persuadée qu’elle est toujours en vie. Partagé entre son avenir et la réalité de Clémence et la réapparition de Clara, Alexis balance.

Encore une fois, Sylvain Forge nous entraîne dans un roman noir haletant, mélangeant des connaissances scientifiques récentes à une histoire qui se lit d’une traite. Impossible d’en dire plus sans dévoiler les ressorts de l’intrigue que je vous laisse découvrir.

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Les chevelues – Benoît Séverac (232 pages)

Au pied des Pyrénées, les Romains ont vaincu les Convènes et se sont installés peu à peu à Lugdunum Convenarum, où il règne un équilibre d’autant plus stable que le quatuorvirat qui dirige la cité est composé de trois Romains et un Convène. Mais cet équilibre se révèle fragile, lorsqu’il vole en éclats avec l’assassinat du fils de la famille la plus riche de la ville, un glaive gaulois planté dans le bas du dos. Qui donc a bien pu commettre un crime aussi odieux ? Et pour quelle raison ? 

Le centurion Valerius Falco va devoir mener sa délicate enquête compte tenu des enjeux politiques.

Premier roman de Benoît Séverac, réédité aux éditions 10/18, cette plongée dans la civilisation gallo romaine est très intéressante, truffée d’indications sur l’organisation et les modes de vie de l’époque. Au demeurant, l’intrigue est bien ficelée et nous tient en haleine de bout en bout. Un petit polar historique original qui vaut le détour.

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La Trilogie du Mal – Michel Montheillet / Maxime Chattam (156 pages)

Je découvre Maxime Chattam par les dessins de Michel Montheillet. Comment découvrir mieux un auteur que par des dessins aussi sublimes ? Car Michel Montheillet a ce don incroyable de faire passer toutes les émotions au travers des personnages. Ces dessins sont vivants et vibrants. 

Je sais de source sûre (dans la préface rédigée par Maxime Chattam, pour être précise) que le dessinateur est allé sur place pour prendre en photo les plans et les perspectives de la ville de Portland qui apparaît sous son apparence véritable, un incroyable travail. Les images de paysages et de la ville sont époustouflants.

Cela dit, visuellement, il s’agit également d’une BD qui met en scène les crimes d’un tueur en série particulièrement violent. Certains dessins ne conviennent donc pas aux âmes sensibles.

Les amateurs du genre en revanche seront servis, je conseille d’ailleurs à tous les fans de Maxime Chattam de passer par la case Michel Montheillet. Personnellement, j’ai eu du mal à lâcher les aventures du bel inspecteur Brolin.