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Blackwater 4 – La guerre – Michael Mc Dowell traduit de l’anglais par Yoko Lacour et Hélène Charrier (252 pages)

La saga continue, toujours aussi prenante. La couverture, signée Pedro Oyarbide, à l’instar de la série entière est pour moi la plus belle de toutes. J’ai avalé ce quatrième volume en une journée, autant vous dire que le rythme s’accélère dans cette série qu’on ne lâche pas ! Décidément une belle réussite !

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Blackwater 3 – la maison – Michael Mc Dowell traduit de l’anglais par Yoko Lacour et Hélène Charrier (238 pages)

La saga Caskey continue et à l’heure où j’entame le quatrième opus dans le cadre du challenge de l’été Vleel, je vous confirme que cette série est totalement addictive. Il va commencer à être difficile de faire le pitch des nouveaux épisodes sans dévoiler des éléments qui gâcheraient les premiers, donc je me contenterai de dire que la tension qui monte entre Marie-Love et Elinor arrive dans ce numéro trois à son paroxysme. Mais les autres personnages ne sont pas de reste et le mari violent de Queenie va revenir la tourmenter. On y verra aussi comment les deux filles d’Elinor et Oscar vont évoluer et comment Elinor va à nouveau mettre de l’ordre à sa manière.
Bref, je vous laisse, j’ai le quatrième sur le feu !

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Blackwater 2 la digue – Michael Mc Dowell traduit de l’anglais par Yoko Lacour et Hélène Charrier (250 pages)

On poursuit l’aventure complètement dingue de Monsieur Toussaint Louverture, avec ce second opus de la série Blackwater. Les relations entre Marie-Love et Elinor sont très froides et le clan Caskey est coupé en deux. La décision de construire une digue pour éviter une nouvelle crue envenime encore la situation alors qu’Elinor attend de nouveau un enfant.
Ce deuxième tome est aussi réussi que le premier et tandis que j’écris ces lignes, le troisième est déjà sorti. Nul doute qu’il faut impérativement se procurer l’ensemble de l’histoire qui se lit comme un feuilleton. Les couvertures sont toujours aussi magnifiques, l’objet en lui-même vaut la peine. Une réussite absolue.

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Les chevaliers du tintamarre – Raphael Bardas (263 pages)

Un polar dans un monde plein de gobelins, de sirènes et autres créatures. Un roman un peu
drôle, un peu barré, mais finalement plutôt bien construit. Je déplore pour ma part un peu
trop de fantasy dans l’histoire, et donc, une fin un peu ratée, mais c’est évidemment une
question de goûts. Trois amis, gais lurons, enquêtent sur la disparition d’une jeune fille. En
parallèle, la police enquête sur des sirènes venues s’échouer sur la plage. Rapidement, les
deux enquêtes vont converger et nos trois amis vont être fait chevaliers pour avancer dans
leurs recherches sans entraves.

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Blackwater 1 – La Crue – Michael Mc Dowell Traduit de l’anglais par Yoko Lacour et Hélène Charrier (256 pages)

Michael Mc Dowell est mort en 1999, jeune, mais il a laissé une production dense et foisonnante, d’un univers fantastique qui s’inscrit pourtant dans la vie tranquille et banale. Ici, une crue submerge une petite ville paumée de l’Alabama. En explorant à la barque les dégâts, Oscar Caskey, l’un des notables, accompagné de son domestique, découvre une femme étrange qui a survécu quatre jours dans une chambre inondée de l’hôtel de la ville. Si elle est immédiatement appréciée par nombre des habitants en se rendant particulièrement aimable et serviable, elle suscite la méfiance de Mary-Love, la mère d’Oscar et de Barney, le domestique.
Ce roman est décliné en six épisodes qui sont sortis à un mois d’intervalle. Le pari de Monsieur Toussaint Louverture est d’avoir un épisode tous les quinze jours à partir du 7 avril. Mais aucun doute que les lecteurs qui auront mis le nez dedans ne pourront s’empêcher de lire la suite, car l’histoire est diablement addictive et incroyablement bien écrite. Une belle découverte pour une autre facette de l’auteur du scénario de Beetlejuice.

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L’anomalie – Hervé Le Tellier (327 pages)

Un livre qu’un million de personnes ont lu (au moins acheté), j’avais envie de me faire ma propre opinion. Ce qui m’a intriguée, c’est que ce livre a plu de 25 à 80 ans. Des critiques avertis et exigeants à des lecteurs qui ont besoin de lectures fluides, tous ont été unanimes pour dire au moins : c’est pas mal, hein ! c’est pas mal du tout, d’un air étonné, surpris d’avoir été séduits par cet ouvrage.

Et tout de suite, on est happé par cette histoire incroyable, on ne comprend rien des liens qui peuvent unir tous ces personnages si différents, l’auteur nous égare pour mieux nous retrouver, et nous engloutir jusqu’à la dernière page.

Ce livre, au-delà des apparences, est un questionnement sur notre condition d’être humain, la vie, la mort, l’amour.
Un livre original qu’on referme en se disant : Ah ouais ! c’est pas mal, quand même ! C’est pas mal du tout ! (oui, c’est un peu court, mais ce livre laisse coi.)

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La Hanse sans foi – Gilbert Laporte (673 pages)

💥💥💥 Attention spoilers💥💥💥

Pour ma part moyen âge + heroic fantasy + sf + sauts spacio-temporels + mêmes personnages avec différentes histoires + la fin actuelle qui explique l’ensemble = too much. C’est très bien écrit mais j’ai mis environ 30% du livre à vraiment intégrer qu’il y avait plusieurs époques, 60% à les repérer, 75% à comprendre qu’il y avait plusieurs mondes.

On se perd dans le trop plein d’informations. Les lecteurs des précédents ouvrages ont peut-être compris le fonctionnement de l’auteur et auront peut-être été moins déroutés que moi.

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Les aventures de Kurtis, la fiancée du démon – Eliade Maldor (494 pages)

L’univers de l’heroic fantasy n’est pas ma tasse de thé. Néanmoins, en toute objectivité, l’histoire plaira sûrement aux adeptes du genre. C’est bien construit, l’univers est complet, avec ses cartes, sa structure sociétale, son historique, ses guerres fondatrices, son clan du bien, son clan du mal.

Un jeune prophète voit en songe une jeune fille l’appeler au secours, enlevée par des adeptes de Baal, qui encensent des pratiques démoniaques. Il va convaincre son supérieur de partir à sa recherche.

Là où c’est intéressant, c’est qu’au fond, l’auteur aurait pu juste écrire un roman historique qui se serait déroulé au moyen âge sous l’inquisition, par exemple. D’ailleurs, il en reprend les codes, les quêtes d’absolu, les moyens de pression. Il s’est également inspiré de l’époque des guerres puniques, en reprenant sa mode vestimentaire et certains noms qui ont marqué l’histoire. Mais n’importe quelle époque où les hommes ont été convaincus de détenir une vérité religieuse absolue qui justifie la traque de l’hérésie, les crimes d’innocents et toutes les exactions qui se réclament de Dieu aurait pu également convenir. Ici, la tolérance devient suspecte et une marque de naissance sur le corps peut mener au bûcher.

J’espère juste que l’auteur va s’équiper d’un Bescherelle pour corriger ses passés simples fantaisistes qui font mal aux yeux. Ce point noir met un sérieux bémol au texte.

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Il y a un bon Dieu pour les anarchistes – Marie Bellando Mitjans (148 pages)

Rosa est une sorcière. Elle vit et meurt et renaît, et fait passer les morts dans l’autre monde. On la suit en tant qu’homme, en tant que femme, selon ses réincarnations, on la suit en poilu de la première guerre ou esclave noire aux Etats-Unis. Mais en filigrane, Rosa est amoureuse et elle qui lit généralement à livre ouvert les humains, elle se heurte cette fois à un esprit au moins aussi fort que le sien. Un joli petit ouvrage qui parle de vie, de mort, de racisme, de tolérance, d’histoire… et d’amour.

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La dixième muse – Alexandra Koszelyk (280 pages)

Un des plus beaux vers de la poésie française est sorti du cerveau un peu fantasque de Guillaume Apollinaire : “et mon verre s’est brisé dans un éclat de rire.”

Alexandra Koszelyk réussit la prouesse de nous emmener sur le terrain glissant de la fiction magique sans se casser la figure et sans un seul instant friser le ridicule tout en parvenant à nous transmettre l’essentiel de la biographie du poète qui a révolutionné la poésie sans étaler son érudition et ses recherches colossales. Elle aborde aussi un aspect plus méconnu de la vie de l’artiste, son amour de la nature, en faisant t directement parler Gaïa, la terre nourricière.

Elle met en scène un obscur prof d’allemand qui, du jour au lendemain est obsédé par Apollinaire, rêve de moments qui lui semblent réels, et démarre des recherches approfondies sur l’homme, son histoire et sa littérature.

Un roman instructif et abordable pour nous replonger dans l’œuvre et la vie de ce poète au destin singulier.