Galerie

Indice des feux – Antoine Desjardins (343 pages)

Habituellement, je n’aime pas trop les nouvelles. C’est ce que la plupart d’entre nous ont dit en ouvrant le roman d’Antoine Desjardins. Rapidement, les lignes conductrices de l’ouvrage nous font oublier ce genre mal-aimé pour nous embarquer dans l’émotion.

Il y avait longtemps que je n’avais pas été bouleversée par un livre à ce point.

L’amour sous toutes ses formes (filial, maternel, amoureux, fraternel, amical…) est l’une de ces lignes en filigrane, l’autre, le désastre écologique qui nous pend au nez et pour lequel au mieux, nous sommes impuissants, au pire, nous participons involontairement.

Ce livre est magnifique, jamais dans le jugement, et même si la planète va mal, même si, au fond, le livre est terriblement pessimiste, il nous donne envie de continuer, d’agir, de changer les choses.

Treize défaites silencieuses en Perche-Gouët – Cyrille Gove (129 pages)

Cyrille Gove nous fait découvrir sa région au travers de treize nouvelles qui se déroulent du moyen-âge à notre époque. Il y raconte des superstitions anciennes et des twingos au supermarché, des loups et des trains, des évadés et des résistants, des nobles et des pauvres, bref, une panoplie assez exhaustive sur un tout petit carré de terrain, le Perche-Gouët.

Avec un style poétique et délicat, il nous entraîne dans des histoires auxquelles on adhère, même quand une part de fantastique s’en mêle. Des légendes, des petits bouts d’histoire, de vieilles pierres, des grilles rouillées dans les cimetières. Un moment charmant.