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Eden – Auður Ava Ólafsdóttir traduit de l’islandais par Eric Boury (241 pages)

Suis-je objective lorsqu’il s’agit d’Auður Ava Ólafsdóttir ? Je ne suis pas sûre. Peut-être que l’autrice de « Rosa candida », qui fait partie de mon de panthéon absolu et qui est probablement le livre que j’ai le plus offert aura toujours mes suffrages, quoi qu’il arrive, comme certains pardonnent tout à Annie Ernaux.

J’aime sa façon en l’apparence si simple de raconter des détails de la vie quotidienne en la rendant intéressante. J’aime sa façon de raconter les nuages et la flore islandaise. J’aime ses personnages calmes et posés. Cette fois, elle nous raconte l’histoire d’une linguiste qui culpabilise à cause de son bilan carbone. C’est une préoccupation qu’elle avait évoquée lors d’une interview en 2019, lors de sa venue au festival « Les Boréales », je ne suis donc pas étonnée de trouver ce thème dans l’un de ses romans.

L’autrice nous fait effleurer les rudiments de sa langue si complexe, pleine de déclinaisons qui n’est parlée que par 130 000 personnes dans son pays (+ Eric, son traducteur, dit-elle avec humour). Comme toujours, avec les livres d’ Auður Ava Ólafsdóttir, on finit dans une bulle de légèreté, avec un léger sourire aux lèvres.

Vous pouvez prolonger l’expérience en écoutant l’épisode 5 de « Isa se livre » sur radio-toucaen.fr https://radio-toucaen.fr/emission/isa-se-livre-5/

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