Je ne sais pas comment présenter ce roman que j’ai dévoré, hilare. De l’humour juif, mâtiné d’humour gay, un mélange explosif et inédit dans le paysage de la littérature du roman policier.
La femme d’affaires la plus crainte et redoutée du milieu immobilier israélien est retrouvée morte au pied de l’hôpital où elle était soignée. Oder vient de s’improviser détective et il reçoit sa première cliente, la sœur de cette femme puissante et détestée. Il y voit l’aubaine de sa vie pour se refaire après plusieurs tentatives d’entreprises ratées. Vous allez vite vous attacher à cette « folle » qui parle d’elle au féminin, totalement obsédée et misogyne, et dont les répliques sont à mourir de rire.
Ce roman, sorti il y a déjà plus de dix ans est plus profond que le héros veut bien nous laisser croire. Il y dénonce l’homophobie de la société israélienne, le racisme latent, la maltraitance des puissants sur les faibles. Une superbe découverte qui m’a donné envie de me plonger dans les autres ouvrages de cet auteur.
