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Ibycus ou les aventures de Nevzvorov – Alexeï Tolstoï, traduit du russe par Paul Lequesne (251 pages)

Sur le moment j’ai pensé : Tiens ! Un inédit de Tolstoï ! Sauf que, si vous faites attention, vous verrez qu’il s’agit d’un homonyme, puisque le Tolstoï qu’on connaît le mieux, c’est Léon. D’ailleurs, Alexeï est mort en 1945, c’est ce qui m’a alertée, les dates ne collaient pas.
Ce Tolstoï nous décrit une Russie pendant la révolution, au travers du road trip de ce personnage qui va endosser différentes identités et fonctions au fur et à mesure des évènements qu’il va vivre avec comme toile de fond, la prédiction d’une Tsigane sur un avenir bien plus radieux que la destinée qu’il peut a priori imaginer. L’opportunisme se teint d’absurde dans une Russie folle où tout se délite et se disperse dans la plus grande confusion. Humour noir et cynisme pour ce petit roman déniché par l’Arbre vengeur.

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