Oui tout à fait. Je suis en colère après la lecture de ce livre. Deux tribus indiennes inventées, une petite indienne née femme mais se sentant homme, mais pas complètement, ce qui permet à l’auteur de la prostituer pour qu’elle ramène des richesses à sa tribu et se venger de l’autre, moins tolérante vis-à-vis des gens différents comme elle, sa sexualité débridée (youpi, les 4 cousins qui lui passent dessus, elle ne sait pas qui est qui dans le noir), un vocabulaire cru et moderne : « T’es qu’une sale gamine qui pense qu’à sa gueule ! »
+ chatte, vulve, chier, pisse… Ok ok n’en jetez plus. Y avait-il des transgenres à cette époque dans les tribus indiennes ? Peut-être. Mais l’accumulation des clichés sur les minorités (femme + indienne + trans) a plutôt tendance à desservir le propos. L’auteur a-t-il eu conscience d’assouvir des fantasmes machistes ? On n’apprend rien sur la vie des Indiens à cette époque (pas très clair comme époque, mais après 1550 puisque les « Barbes », les blancs, ont découvert le Canada.) et je me suis perdue dans cette fiction encore une fois bourrée de clichés. Dommage car l’écriture est plutôt belle et le début du livre se lit plutôt avec aisance. Ce roman a néanmoins été plébiscité par de nombreux lecteurs, je vous invite à vous faire votre propre opinion.















