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Othello – William Shakespeare traduit de l’anglais par Daniel Loazya (180 pages)

Passion William, en ai-je déjà parlé ? Cette pièce, montée à Londres pour la première fois en 1604, est d’une modernité absolue. William connaissait la nature humaine mieux que personne et savait la transmettre sur scène où tout était possible, alors que dans la vie, tout était contraint. L’histoire est donc celle d’une vengeance. Le cœur noir de Iago va instiller le poison de la jalousie dans celui d’Othello à coups de manigances et de rumeurs. Il sera démasqué trop tard, le mal sera fait, Othello aura assassiné Desdémone et se suicidera de douleur, deux cadavres qui s’ajouteront aux autres victimes collatérales de Iago. Cette tragédie Shakespearienne par excellence démontre la capacité de l’auteur à exprimer l’amour, la trahison, la manipulation.

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Rimbaud en feu – Jean-Michel Djian (49 pages)

Pour compléter ma lecture précédente, je me suis (re)plongée dans le texte de Jean-Michel Djian, écrit spécialement pour Jean-Pierre Daroussin, son pote. Je suis allée voir Daroussin jouer ce texte qui le met en valeur. Le texte met en valeur l’acteur qui met en valeur le texte. Un texte un peu barré, inspiré par le fantôme d’Arthur Rimbaud, truffé d’extraits de poèmes de celui qui a révolutionné la poésie en arrêtant d’écrire à vingt ans. Une fantaisie qui brode autour de sa vie, tout en imaginant une fin différente de la vie de Rimbaud. Et s’il n’était pas mort à 37 ans, mais qu’il avait fini à l’asile ? L’auteur, en me dédicaçant mon exemplaire m’a dit : rimbaldienne, je suppose ? Ben non, en fait, pas du tout, j’ai acheté le texte pour le redéguster après coup, car la poésie qui s’en dégage nécessitait de s’y replonger. J’ai vécu la première fois, déclamé par Daroussin en apesanteur. La deuxième, j’ai apprécié les allusions, les anecdotes, les petites folies qui s’en dégagent. Pour fêter le bicentenaire de la mort du poète, c’était un bel hommage.

Six personnages en quête d’auteur-luigi Pirandello (80 pages)

J’ai relu cette pièce de 1921 avec le recul que je n’avais pas à 15 ans, lorsque je l’ai découverte. Sincèrement, je ne sais pas si j’avais compris à l’époque.

6 personnages débarquent pendant une répétition. Ils ont une histoire mais il leur manque un auteur et font cette proposition au metteur en scène. Or, on les considère comme des personnes et ils sont personnages. Les stars de la pièce d’origine veulent les jouer mais impossible car les personnages sont déjà là. À la fois absurde et ancrée dans un réel, cette pièce met en abîme les rôles que chacun joue dans la vie.