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Marie Jeanne Cueff – Marguerite Marie James (603 pages)

C’est l’histoire d’une petite fille belge qui est adoptée et qui ne le vit pas très bien. Elle découvre son adoption car elle soupçonne que son histoire n’est pas tout à fait celle que ses parents lui ont racontée, et elle découvre par la même occasion qu’ils lui ont menti sur leur âge. Tant bien que mal, aidée par la religion et les pigeons qui sont ses confidents, elle se construit de plus en plus bancalement, avec une tendance assez forte à l’auto-apitoiement un peu agaçante, sur ce secret de famille dont elle n’aura de cesse de découvrir la vérité et dont elle ne se remettra jamais complètement.

Un peu longuet, en partie lié au fait qu’on y répertorie avec (trop de) minutie les menus détails presque sous forme d’inventaire des livres lus, des films vus, des repas mangés, et des évènements historiques qui jalonnent l’histoire, qui au fond n’apportent pas tant que ça au récit, on s’attache néanmoins au personnage de Marguerite, cette petite fille choyée à sa manière (quel que soit le ressenti final de la principale protagoniste) mais étouffée par une mère d’adoption angoissée et peu féminine.

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