Depuis le temps que ma libraire me disait que c’était vraiment bien ! Et puis le film est sorti et mon mari me tannait pour le voir, et je lui disais : «Non, pas avant de l’avoir lu». J’ai donc fini par l’acquérir, le prêter à ma mère d’abord et puis voilà ça y est je l’ai lu.
Comme tout ce qu’on attend avec trop d’impatience, on est toujours un peu déçu. Un peu, mais pas trop. Parce que cette histoire de père qui n’a pas mis la graine, c’est quand même une très belle histoire. Parce que la vie broie certains, et que de mauvais choix en engrenages, Aymeric se retrouve au bout de dix, quinze ans avec des regrets, des remords, une tristesse comme un moellon dans le cœur et l’impression de s’être vraiment fait avoir.
Parce que ça se passe en partie à Lyon et à Grenoble, qu’on y parle de lieux que je connais bien. Parce que l’amour des pères qui élèvent à la place des pères biologiques est un amour pudique qu’on n’a jamais raconté de cette façon. Alors après réflexion, oui, c’est un beau livre. J’aurais dû le lire plus tôt. Au passage, l’adaptation cinématographique est assez fidèle au roman.
