Mama Girl est une jeune actrice divorcée qui s’occupe de sa petite fille. Elles s’aiment à la folie. Sur un coup de tête, elles partent à New York pour faire avancer la carrière de la jolie maman. Ce roman ressemble à une comédie musicale de Broadway des années cinquante, d’ailleurs l’intrigue se situe dans cette décennie. Un roman rose bonbon avec un joli ruban dans les cheveux, exhumé des cartons par Zulma.
Un billet de cinq euros passe de main en main. D’un jeune homme handicap mental à un migrant héroïque, puis à une jeune femme victime de chantage pour finir dans les mains d’une gentille mamie juive qui est retombée amoureuse. Un paquet d’éléments feel good, un peu trop à mon goût pour sembler réaliste, mais on passe un moment agréable, loin de la fureur et du bruit.
Aryé Baumzecer nous parle d’un syndrome mal connu et à mon avis employé souvent à mauvais escient dans les séries : Asperger. Ce mot perdure pour ce syndrome, bien qu’on lui préfère maintenant la dénomination de neuroatypique pour définir cet aspect du spectre des troubles de l’autisme. Aryé en fait une force pour son héros, qui parvient malgré les difficultés à se positionner au plus haut poste de l’État. Il insiste sur la différence plutôt que le handicap dans une histoire naïvement touchante où les personnages sont attachants. Un joli premier roman qui met l’écologie au premier plan grâce à des élus sincères, ça change !
Ceux qui me suivent (et lisent mes retours de lecture en ne se contentant pas de mettre des cœurs sous les visuels créés par Clara Punch, très beaux, au demeurant) savent que le feel good n’est pas mon genre de prédilection, mais comme je suis maso, et/ou que j’aime bien les gens, et/ou que je me lance dans des challenges, je continue à en lire de temps en temps. Sonia Dagotor, fait partie des autrices de feel good rigolotes et sympathiques qui incitent à lui donner un coup de pouce et donc à lire ses livres. Ses personnages sont attachants, ses histoires font le job, et l’ensemble est bien écrit. En résumé, pour les amateurs du genre, ce livre est parfait. Pour ma part, je vous confirme que je ricane, un peu moqueuse, devant tant de naïveté emphatique. Parfois, ce qui est censé faire du bien, rôle du feel good par excellence, a l’effet exactement contraire sur moi et me met mal à l’aise, me gêne, voire m’oppresse un peu, tant j’ai l’impression d’être dans une autre dimension, un monde qui ressemble à celui de Barbie. Gros divulgâchage : ce livre finit bien. Allez, bisous.
Julia sort d’une relation amoureuse peu épanouissante et son corps commence à l’alerter en somatisant. Elle va voir une réflexologue qui devient sa coach et qui la guide pour aller mieux. Quand elle croit en avoir fini avec les relations toxiques et s’être débarrassée de blessures d’enfance, elle tombe dans le genre de piège qu’elle pensait pouvoir maintenant éviter. Ce roman est l’histoire d’une jeune femme moderne qui, à force de tout vouloir contrôler passe à côté de l’essentiel.
Une jolie histoire entre deux agoraphobes qui habitent dans deux immeubles qui se font face à face. Un roman tout en douceur malgré la violence sourde, la naissance d’une histoire d’amour entre deux cabossés de la vie. Laure Gombault a une écriture tout en finesse et ciselée qui nous laisse un sentiment de délicatesse.
Blanche est une femme trompée et délaissée qui manque de confiance en elle. Avec trois enfants, elle doit jongler entre son travail de comptable et l’organisation de sa maisonnée, dans un brouillard affectif qui enlève une partie de sa capacité de raisonnement. Sans compter qu’elle est provisoirement mutée pour enquêter sur un détournement de fond dans une petite agence perdue au fin fond des Alpes. Comment va-t-elle pouvoir gérer cette situation ?
Avec un humour décapant et de jolies trouvailles stylistiques, Claire Ballon nous emmène dans le sillage de Blanche (dont le personnage m’a fait penser à La Blandine du film les Cyclades) et on croque ce roman comme un chamallow à la menthe poivrée.
Deux mineurs syriens migrants en Grèce échappent à la surveillance des autorités, tandis qu’une vieille dame qui ne voit plus d’un œil confectionne des biscuits pour l’épicerie bar tabac du village. Une jolie histoire avec des personnages attachants pour lesquels rien n’est facile. Je me suis laissé embarquer malgré le sujet casse-gueule et un final improbable. Mais on a le droit de rêver un peu de temps en temps.
Béatrice a promis à sa famille de rencontrer l’homme de sa vie pour Noël. Elle fait un truc foufou, partir de Grenoble pour Montpellier ( ouh la la ! Gros déracinement, grande aventure !) Une romance sympathique pour wealthy French trentenaires. Les amateurs du genre y trouveront indéniablement leur compte. C’est bien écrit et l’autrice ne manque pas d’humour. Même si ce n’est toujours pas ma tasse de thé, je dois reconnaître quelques qualités à l’écriture de ce feel good sucré à souhait.
Comme Joanne avec Emile, qui est sur le point de mourir, je vais prendre des pincettes pour parler de ce roman. C’est comme si on avait créé un algorithme avec tous les éléments nécessaires pour plaire au plus grand nombre : Un jeune homme qui s’est fait plaquer + qui a du mal à s’en remettre + qui va mourir bientôt. Une jeune femme qui a sûrement un lourd secret (qu’on découvre autour de la quatre centième page, tenez bon), une grand-mère adorable aux yeux bleus, des gens simples et charmants, un petit chat trop mignon, des paysages à couper le souffle et un road trip en camping car. Sauf qu’avec moi, ça ne prend pas.
J’aimerais vous dire que, comme la plupart d’entre vous, j’ai trouvé ça chouette qu’Emile décide d’acheter un camping car pour partir avec une inconnue pour une dernière escapade. Que c’est beau, toutes ces citations égrenées au fil du livre. Que ça sonne juste de vider le bac à caca du camping car. Mais non.
Ce livre est pour moi un livre de science fiction. J’ai été au bout pour découvrir une fin inattendue promise en quatrième de couverture, mais je n’ai rien trouvé d’inattendu, tout finit comme on peut l’imaginer (autour de la quatre centième page, encore). De là à dire qu’il y a 250 pages de trop…Rien ne peut être vrai. Tout y est angélique. Et je suis navrée de vous dire qu’après l’année qu’on vient de passer, j’ai terriblement besoin de m’ancrer dans la réalité.