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La sexualité normande comme ma poche – Jean-Yves Cendrey (122 pages)

Deux frères, l’un bricoleur et l’autre jardinier se piquent du jour au lendemain de devenir des spécialistes de la sexualité. Clin d’œil à Bouvard et Pécuchet qui explorent tout sauf le sexe, l’auteur s’attache au travers de ses personnages à rendre hommage à Flaubert en complétant le chef d’œuvre du maître. C’est complètement barré, mais drôlatique.

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A prendre ou à laisser – Lionel Shriver, traduit de l’anglais par Catherine Gibert (284 pages)

Lionel Shriver est cette autrice connue pour son roman, adapté au cinéma « We need to talk about Kevin ». Elle s’attaque cette fois à la vieillesse, la vision de notre société sur les personnes âgées, notre rapport à la mort. Au travers de douze versions différentes de la même histoire, à savoir la réflexion de Kay et Cyrus, à la cinquantaine, de peser ou non sur la société après 80 ans, Lionel Shriver nous sert un roman à l’humour anglais, caustique et profond à la fois.

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Le bonheur du cactus après la pluie – Claire Ballon (217 pages)

Blanche est une femme trompée et délaissée qui manque de confiance en elle. Avec trois enfants, elle doit jongler entre son travail de comptable et l’organisation de sa maisonnée, dans un brouillard affectif qui enlève une partie de sa capacité de raisonnement. Sans compter qu’elle est provisoirement mutée pour enquêter sur un détournement de fond dans une petite agence perdue au fin fond des Alpes. Comment va-t-elle pouvoir gérer cette situation ?

Avec un humour décapant et de jolies trouvailles stylistiques, Claire Ballon nous emmène dans le sillage de Blanche (dont le personnage m’a fait penser à La Blandine du film les Cyclades) et on croque ce roman comme un chamallow à la menthe poivrée.

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Journal d’un scénario – Fabrice Caro (188 pages)

Chouette ! un grand producteur a trouvé le scénario du narrateur génial ! Ils vont faire un beau film, une belle histoire d’amour en noir et blanc, lente et intellectuelle. Mais les contraintes économiques des financements amènent à faire quelques concessions. Fab Caro nous emmène à nouveau dans un roman très drôle qui décrit un univers malheureusement probablement proche de la réalité. Il n’a vraisemblablement que peu forcé le trait. Je vous ai déjà dit que j’étais acquise à la cause de l’humour de Fabrice Caro ?

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A la merci du désir – Fredrick Exley traduit de l’anglais (442 pages)

Fredrick Exley, essentiellement connu pour son roman « Le dernier stade de la soif » a peu écrit et a écrit sur le tard. Son ami, prix Pulitzer Jonathan Hardley, disait de lui qu’il était l’homme d’un seul roman. Ce premier roman a obtenu le prix de la fondation William Faulkner et il a été sélectionné pour le national book award. Monsieur Toussaint Louverture, éditeur à part s’il en est a traduit toute l’œuvre d’Exley qui se résume à trois romans. « A la merci du désir » est le troisième volet de ce qu’Exley appelait des mémoires fictionnelles. Il mêle dans un délire paranoïaque et alcoolique des personnages réels et d’autres inventés, et il en va de même pour les anecdotes racontées. Une œuvre fictionnelle, donc, où l’auteur se met en scène comme un personnage. Il y met toute sa paranoïa (il fera plusieurs séjours en hôpital psychiatrique) et son alcoolisme (qui finira par le tuer). Il réfutait ses origines irlandaises, pourtant on y trouve cet humour caustique et tragique que l’on lit aussi chez Robert mc Liam Wilson. Il y a aussi un peu de Tom Robbins dans ce roman foisonnant et délirant. Bref, un roman qui ne laisse pas indemne.

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Betterave – Kal Chitel (313 pages)

Malheureusement, égrener des blagues misogynes, scato et légèrement homophobes sur les bords qui font marrer les hommes blancs hétéros cinquantenaires prospères en soirée avec quelques grammes d’alcool dans le sang ou quelques grammes de coke dans le nez ne débouche pas sur un bon livre. A fortiori parce que ce n’est pas très bien écrit.

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Le koala tueur et autres histoires du bush – Kenneth Cook (154 pages)

Kenneth Cook est l’un des plus grands écrivains australiens. Malheureusement décédé très tôt à l’âge de 57 ans seulement, ce baroudeur a sillonné son pays pour en ramener des anecdotes, terreau de ses récits. Dans le koala tueur et autres histoires du bush, il expliquait que ces anecdotes étaient tellement incroyables qu’on ne pouvait pas les mettre dans un roman, personne ne les croirait ! Alors, réalité ou fiction, on s’en moque, comme l’auteur le fait de lui-même dans une autodérision à pleurer de rire et on se délecte de ces nouvelles sur la faune aussi étrange que dangereuse de ce pays continent.

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La fin va vous plaire – François Kufs (115 pages)

La nouvelle, je ne le martèlerai jamais assez, est un genre exigeant qui ne permet pas d’approximation.  Dans ce petit recueil facétieux, qui oscille entre Raymond Queneau et Bobby Lapointe, vous trouverez de petites histoires rigolotes. Elles n’ont rien à voir entre elles, mais l’auteur a su glisser ici et là de petits rappels qui fonctionnent en comique de répétition. J’ai beaucoup aimé « Mais où est donc Ornicar », un hommage à l’orthographe qui devrait être utilisé par tous les profs de français pour expliquer certaines règles de notre belle langue avec laquelle François Kufs jongle et joue.