Je le dis et le répète, la nouvelle est un genre très exigeant, sous-coté en France. Il existe deux sortes de bons textes à nouvelles : Ceux qui privilégient le style et ceux qui privilégient l’histoire et donc, la chute. Cruciale, la chute. Bon, ici, rien de tout ça, le style, sans être mauvais, n’est pas exceptionnel, et les chutes, il n’y en a pas. Pour tout dire, j’ai mis trois « chapitres » à me rendre compte que c’était des nouvelles. Pour couronner le tout, je ne devais pas d’humeur, mais j’ai trouvé les histoires malsaines, à la fois condescendantes (le caïd du lycée qui ne fait pas de fautes d’orthographe, youpi, j’applaudis) et machistes (le gars qui coince une fille pour l’obliger à rester avec lui en lui tordant le poignet). Je suis une féministe raisonnable, compte tenu de mon grand âge, je suis rarement choquée par des propos phallocrates. J’arrive même à me gondoler grâce à des blagues franchement limites. Alors pour que je me sente limite mal à l’aise, c’est qu’il y avait une atmosphère un peu moisie. Ce n’est pas mon coup de cœur de l’année, pour résumer.












