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Ripley Bogle – Robert Mc Liam Wilson, traduit de l’anglais par Brice Mathieussent (437 pages)

J’ai encore sorti un livre de ma PAL qui y traîne depuis un moment. Cette fois, j’avoue que j’appréhendais un peu de me plonger dans cette lecture, car j’ai tellement aimé « Eureka Street », du même auteur (pour moi, un des vingt meilleurs livres jamais lus) que j’avais peur d’être déçue par ce roman, plus ancien. J’ai vécu une expérience étrange. Il se trouve que j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur, et que je sais quelques bribes de sa biographie, notamment qu’il a, pendant un temps, expérimenté la vie dans la rue à Londres.Dès les premières lignes, j’avais l’impression que l’auteur me racontait l’histoire en personne. Son histoire.

Et cette histoire de jeune homme, brillant intellectuellement, surdoué même, qui est clochard est très rude. Il décrit avec minutie le froid, la faim, le désœuvrement, la maladie, et surtout la crasse infâme dans laquelle il vit. Pas vraiment une partie de plaisir. Comme feel good, on a fait mieux. En revanche, j’ai retrouvé le style magnifique et inimitable de l’auteur qui s’articule autour de trois axes : Son humour cynique sur la religion et la politique, la beauté poétique de ses paysages (j’ai levé les yeux au ciel, et il a baissé les siens sur moi) et la description minutieuse d’un quotidien banal et affreux, affreusement banal et pas banal du tout. Tout s’enchaîne avec grâce et simplicité dans son écriture, unique.

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