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Blackwater 3 – la maison – Michael Mc Dowell traduit de l’anglais par Yoko Lacour et Hélène Charrier (238 pages)

La saga Caskey continue et à l’heure où j’entame le quatrième opus dans le cadre du challenge de l’été Vleel, je vous confirme que cette série est totalement addictive. Il va commencer à être difficile de faire le pitch des nouveaux épisodes sans dévoiler des éléments qui gâcheraient les premiers, donc je me contenterai de dire que la tension qui monte entre Marie-Love et Elinor arrive dans ce numéro trois à son paroxysme. Mais les autres personnages ne sont pas de reste et le mari violent de Queenie va revenir la tourmenter. On y verra aussi comment les deux filles d’Elinor et Oscar vont évoluer et comment Elinor va à nouveau mettre de l’ordre à sa manière.
Bref, je vous laisse, j’ai le quatrième sur le feu !

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Ultramarins – Mariette Navarro (146 pages)

Elle est le capitaine d’un gros cargo. Elle a toujours su qu’elle voulait faire ce métier et elle a su imposer sa légitimité. Elle dirige son immense bateau au cœur qui bat autant que ses hommes. Pourtant, un jour, elle dit « D’accord » en plein milieu de l’océan pour que l’équipe aille se baigner. Lorsque les marins remontent à bord, plus rien n’est pareil. Ce court roman est une pure merveille. A la fois fragile et dur comme son capitaine, sensible et ferme, poétique et descriptif. Une bulle, une parenthèse, comme un cargo arrêté au milieu de l’océan.

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Annam – Christophe Bataille (92 pages)


Annam est un premier roman, écrit par un jeune homme de vingt et un an, en 1993. Ce très court roman a eu plusieurs prix, à juste titre. Il contient une belle histoire, beaucoup de poésie, et on s’imprègne des lieux comme si on y était. Il est incroyable de voir tout ce qui a été écrit en si peu de pages, et la maturité de cet écrit. Des murs froids du palais de Versailles, aux chaleurs moites du Vietnam, vous serez emportés par l’histoire de cette mission de militaires et religieux.

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La mère à côté – Thael Boost (199 pages)

Moi aussi, j’ai lu ce livre qu’on a vu massivement fleurir sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. La tête de la mère de Thael, « c’est plus vraiment ça ». Depuis quelques années, la maladie d’Alzheimer lui prend ses souvenirs, ses connaissances et ses capacités. L’ensemble dans un maelström aléatoire, à la fois tragique, puisque la dégradation est inexorable, mais saupoudré de moments drôles, car cette mère au caractère espiègle arrive à faire rire et sourire sa fille avec ses réparties pétillantes.

Thael, par amour pour sa mère, écrit des bribes de souvenirs pour éviter qu’ils ne se perdent définitivement. Elle nous parle de cette maladie qui déboussole peu à peu, laissant les malades dans un flou et une incertitude où seule la bienveillance des proches peut les rassurer un peu. Elle y mêle ses propres souvenirs d’enfance. Car dans la tête des malades d’Alzheimer, tout se confond, notamment les époques et cette dame si gentille, on ne sait plus très bien si elle est sa fille, sa sœur ou sa mère. Un livre touchant d’amour parsemé de facéties.

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Lettres à un jeune auteur – Colum McCann traduit de l’anglais par Jean-Luc Piningre (138 pages)

L’écriture d’un livre est une épreuve. Une aventure émotionnelle intense, pleine de joies sublimes et de gouffres épouvantables. C’est en parlant avec Mika Mundsen lors d’une séance de dédicaces, que cet auteur de plusieurs romans (lisez son « Souffle des pierres », entre autres) m’a conseillé ce petit ouvrage de table de chevet. Colum McCann nous accompagne avec une brutalité bienveillante, ou bien au contraire, une bienveillance brutale. Il nous pousse à lire, à écrire, à danser. Il nous prévient des écueils, des embûches, des troubles, des doutes qui vont accompagner ce parcours. Il sait par quelles étapes de joies sublimes et de gouffres épouvantables nous allons passer. Il nous bouscule, nous rassure et nous met des coups de pied aux fesses pour qu’on se mette à notre table d’écriture . Qu’on s’y remette. Qu’on bosse. Une merveille. Avec ce clin d’œil à Rilke et ses « lettres à un jeune poète ». Rien que pour ça : Merci.

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A la recherche de Milan Kundera – Ariane Chemin (133 pages)

Comme beaucoup, je suis une inconditionnelle de Milan Kundera. Comme beaucoup, dans sa littérature, j’aime les parallèles entre la grande Histoire et les petites histoires personnelles. Ariane Chemin a enquêté pour rencontrer cet auteur qui a disparu de la vie publique depuis 1984. Elle a notamment beaucoup rencontré sa femme, des élèves, des gens qui l’ont connu. Ce monsieur, qui est fort âgé aujourd’hui est un mystère qui nous donne encore plus envie de le rencontrer lorsqu’on lit cette enquête.

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Division avenue – Goldie Goldbloom (344 pages)

Je pensais me fendre la poire en lisant un roman sur des juifs New-Yorkais à la Woody Allen. En réalité on se retrouve dans une famille de juifs orthodoxes engoncée dans ses codes drastiques et ses traditions immuables. C’est tragique, c’est triste. La mort et la honte planent en permanence. Le convenable et l’inconvenant s’affrontent. Pour autant, il y a aussi beaucoup de joies, de vie (tout le monde a entre 8 et 10 enfants, ça bouge) et d’amour (entre surie et son mari, entre les 3 générations qui vivent dans le même immeuble). Surie tombe enceinte de jumeaux à 57 ans, alors qu’elle pensait être ménopausée. Mais son fils Lipa, disparu, lui manque. Pour supporter l’inconcevable pour une mère, la perte d’un enfant, elle va s’ouvrir à un monde qui lui est interdit par petites touches, en bravant les règles de sa communauté.

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Une vérité changeante – Gianrico Carofiglio traduit de l’italien par Elsa Damien (150 pages)

Un homme est trouvé chez lui la gorge tranchée et un témoin inespéré va permettre de conclure rapidement l’enquête. Mais les apparences sont parfois trompeuses. Un petit polar italien qui se lit d’une traite. L’histoire est assez prévisible, mais les personnages sont vrais, et l’enquête ressemble à ce que l’auteur, ancien procureur italien, a dû connaître dans sa carrière, avec des détails pleins de vérité.

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Blackwater 2 la digue – Michael Mc Dowell traduit de l’anglais par Yoko Lacour et Hélène Charrier (250 pages)

On poursuit l’aventure complètement dingue de Monsieur Toussaint Louverture, avec ce second opus de la série Blackwater. Les relations entre Marie-Love et Elinor sont très froides et le clan Caskey est coupé en deux. La décision de construire une digue pour éviter une nouvelle crue envenime encore la situation alors qu’Elinor attend de nouveau un enfant.
Ce deuxième tome est aussi réussi que le premier et tandis que j’écris ces lignes, le troisième est déjà sorti. Nul doute qu’il faut impérativement se procurer l’ensemble de l’histoire qui se lit comme un feuilleton. Les couvertures sont toujours aussi magnifiques, l’objet en lui-même vaut la peine. Une réussite absolue.

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Les chevaliers du tintamarre – Raphael Bardas (263 pages)

Un polar dans un monde plein de gobelins, de sirènes et autres créatures. Un roman un peu
drôle, un peu barré, mais finalement plutôt bien construit. Je déplore pour ma part un peu
trop de fantasy dans l’histoire, et donc, une fin un peu ratée, mais c’est évidemment une
question de goûts. Trois amis, gais lurons, enquêtent sur la disparition d’une jeune fille. En
parallèle, la police enquête sur des sirènes venues s’échouer sur la plage. Rapidement, les
deux enquêtes vont converger et nos trois amis vont être fait chevaliers pour avancer dans
leurs recherches sans entraves.