La Pieuvre 🦑 Jacques Saussey (418 pages)

La suite des aventures de Daniel et Lisa. Vous savez que j’aime beaucoup Jacques Saussey. Ce tome-ci est construit de façon originale, avec le futur et le passé qui convergent sur une douzaine de jours. Pour autant, ce n’est pas mon préféré. On y apprend pourtant beaucoup de Lisa, et comme je l’ai dit, la construction originale donne un rendu intéressant mais voilà, bon, on ne peut pas toujours adorer. Vite, la suite…

Les Loups et l’Agneau – Christophe Dubourg (209 pages)

Christophe Dubourg - Les loups et l'agneau

Enfin, je l’ai lu! Je vous rappelle que j’ai rencontré Christophe Dubourg au festival Bloody Fleury 2018, personne éminemment sympathique, humble, modeste et presque timide. Comme le disait Michel Bussi lors de sa conférence : « Les gens me disent souvent : ‘mais vous êtes gentil en fait! comment pouvez-vous imaginer des personnages aussi noirs?’ Mais oui, je suis gentil! Et c’est justement pour ça que j’arrive à imaginer des personnages pareils » 

Si c’est vrai pour Michel Bussi, c’est multiplié par 10 chez Christophe Dubourg! Il invente (enfin… j’espère!) un Borg d’origine yougoslave, aussi laid que monstrueux, un ogre de conte moderne, effroyable, cinglé, dont les pauvres gens qui croisent sa route finissent mal en général. Enlevés cette fois, une petite fille et son père, un autre tueur – curieux hasard – et une prostituée.

Ce livre en miroirs et faux semblants (qui est qui, vraiment?) aussi complexe que le labyrinthe aux tuyaux à parois coulissantes dans lequel ils évoluent. On espère une sorte de happy end sans y croire vraiment, mais qui s’en sortira? Les derniers rebondissements sont assez inattendus, et je ne peux pas vous en dire plus sans déflorer le mystère. C’est noir noir noir et le prochain opus sort bientôt. Un nouvel auteur, dont l’histoire est très originale : à suivre.

Rencontre avec Michel Bussi

Rencontre avec Michel Bussi pour une séance de dédicaces avec la librairie Eureka Street et la bibliothèque de Mathieu. Interview très bien menée et auteur très en verve. Bon… J’en ai profité pour acheter deux romans que je n’ai pas lus. Je vous conseille en priorité « Nymphéas noirs » mon préféré (c’est aussi le préféré de l’auteur) et « un avion sans elle » qui sont vraiment originaux. À venir : un plus ancien « Maman a tort » et le dernier : un recueil de nouvelles « T’en souviens-tu mon Anaïs ?  »

L’enfant aux yeux d’émeraude- Jacques Saussey (410 pages)

Ce qui est bien avec Jacques Saussey Page Auteur, c’est que chacun de ses livres racontent des histoires vraiment différentes. Il est quelque part, l’endroit lui plaît et il invente une histoire autour du lieu qui lui a plu, les paysages et les personnes rencontrées sont le point de départ de son inspiration.

La suite des aventures de Lisa et Daniel est encore un très bon cru, avec un coupable qu’on découvre dès le début. Mais qu’a donc vécu cet homme lorsqu’il était enfant pour péter les plombs comme ça ?

L’enfer de church street- Jake Hinkson (204 pages)

(Traduction en français ci dessous)

I have to write this article in English so that the author can read it if he wants. Well, this book is not a ‘polar’. There are no policemen that make an enquiry and at the end the bad people are under arrest. All the people in this book are bad, ugly or dumb. This looks like this wonderful little book called ‘drive’. I do not speak about the sickly film version but the book where all the characters are bad, even if they want to find a way to be good, they never succeed. Same story here, but even worse. How can we trust in humanity after reading this? Priests, sheriff, lawyers, all have to burn in hell! I am just wondering something even more scarying :what is the autobiography part in this book? 😈

J’écris cet article en anglais au cas où l’auteur souhaiterait le lire. Alors, ce livre n’est pas un polar à proprement parler. Il n’y a pas de policier qui enquête pour mettre les méchants sous les verrous à la fin. Tous les personnages sont méchants, affreux ou idiots. Ce livre est noir comme le merveilleux ‘drive’ et je ne parle pas de la version film mièvre, où tous les personnages, malgré leur bonne volonté pour certains ne peuvent que mal tourner. Pareil ici, mais en pire. Peut-on encore croire en l’humanité après avoir lu ce livre ? Prêtres, shérif, avocats, tous doivent brûler en enfer ! Je m’interroge juste sur un point encore plus inquiétant : y a t il une part autobiographique dans ce roman ??? 😈

D’après une histoire vraie- Delphine de Vigan (480 pages)

Je dois avouer que je n’aime pas tellement les livres de Delphine de Vigan. Il manque toujours ce petit quelque chose qui me ferait dire que c’est un excellent livre. Et ça m’ennuie pour plusieurs raisons : d’abord, je trouve qu’elle écrit très bien, son style fluide et rond nous emporte. Ensuite, elle a l’air sympathique et je n’aime pas critiquer les gens qui ont l’air sympa. Mais de No et moi aux heures souterraines et même rien ne s’oppose à la nuit, livre autobiographique, ne m’ont transportée. J’ai donc mis deux ans avant d’ entamer celui-ci . Compte tenu de la couverture, j’ai pensé que c’était une sorte de suite à son livre précédent. Je mettais mon manque d’intérêt à ses livres sur le compte de sa jeunesse. Est-ce la photo de sa mère, si belle, sur la couverture de rien ne s’oppose à la nuit, ou ses photomatons sur celui-ci ? Au bout de quelques pages, j’ai dû me rendre à l’évidence : ses enfants ayant sensiblement l’âge des miens, elle avait vraisemblablement à peu près mon âge. Je suis donc allée vérifier. Du coup, l’histoire du livre non abouti pour cause de jeunesse ne tenait pas.

Dès le début, on sait que l’histoire va être terrible. Dès le début, on a envie de protéger Delphine, on sait qu’elle est fragile, avec ce qu’elle a vécu dans son enfance, et plus encore depuis qu’elle a écrit sur sa mère. On a envie de lui dire que nous aussi on a flashé sur Ivan Lendl dans les années 80. Est-ce que toutes les ados pas très bien dans leur peau ont imaginé que ce type était accessible ? Moi qui jouais du piano à assez haut niveau et qui avais interdiction de toucher à une raquette de tennis, je suivais Roland Garros avec assiduité. On a envie d’être cette amie avec laquelle on aurait beaucoup d’affinités, mais en mieux, pas psychopathe. Du coup, à un moment, on se sent un peu L. Voyeur, intrusif on veut en savoir plus.

C’est vrai ou pas cette histoire ? Le roman se lit à plusieurs niveaux: le vrai le faux, la relation amicale, l’emprise mentale. Quand je suis allée me renseigner sur l’auteur sur internet, j’ai regardé ses photos. Il y a un passage dans le livre où elle explique que les photos sur internet, souvent retouchées ne lui ressemblent pas. On reste scotché du début à la fin, complètement absorbé par : c’est vrai ou c’est pas vrai ? Alors que tout le roman tourne autour de cette question. Doit-on écrire de la fiction ou des histoires vraies? Est-ce que le lecteur a besoin de cette vérité ? Bref, merci Cécile Mercier Adeline, de me l’avoir offert, en fait, il est génial ce bouquin, j’ai adoré.

Quatre racines blanches- Jacques Saussey (496 pages)

Daniel et Lisa me manquaient, j’ai replongé avec délices dans leur aventure suivante. Ce livre compte beaucoup pour moi car il m’a été dédicacé par l’auteur lors du festival bloody Fleury de l’année dernière. Oui, bon, OK, j’ai un peu de retard dans mes lectures. L’histoire se déroule cette fois au Canada, et en cette période de neige et de frimas, il était fort à propos de le lire précisément maintenant. Cette histoire est particulièrement riche et bien construite, autour des indiens, des réserves et de leur culture et de leurs traditions, mais aussi des autres communautés de délinquants qui sévissent dans Montréal. Bref, plus je lis Saussey, et plus j’aime.

De sinistre mémoire – Jacques Saussey (370 pages)

Vite vite un polar pour se changer les idées 🙂 J’ai enchaîné avec délectation sur cette histoire de vengeance qui démarre par la mort, horrible, d’un jeune homme dans une cabine téléphonique. On retrouve le capitaine Magne, flic rebelle et borderline, Léa, sa partenaire qui revient après ses déboires dans l’aventure précédente (voir Colère noire, premier polar de l’année),Rafik, Henri et Marceau l’incompétent notoire. Notre équipe de choc devra fouiller le passé d’événements survenus lors de la deuxième guerre mondiale, pour trouver la réponse à l’énigme qu’ils doivent résoudre.

L’Effet Papillon – Jussi Adler-Olsen (600 pages)

Jussi Adler Oslen - L'effet papillon

Quelle chance! Je peux lire en voiture! Alors quoi de mieux qu’un petit polar pour la route?

Cet opus est le 5ème volet de la saga du département V. On suit et on retrouve avec délectation les tribulation de l’équipe disparate et farfelue. Carl Mörck, traumatisé par une fusillade qui a coûté la vie à l’un de ses coéquipiers et laissé l’autre tétraplégique et dépressif, est le responsable de ce département qui s’occupe exclusivement des cold cases, des affaires non élucidées. Fainéant, fumeur, roublard, agressif et de mauvaise foi, empêtré dans des problèmes de couple avec son ex femme, il est assisté par Assad, petit Syrien au passé trouble, vif de corps et d’esprit et Rose, bi-polaire punk, pointilleuse, qui décide des cas à traiter parmi les dizaines de dossiers en souffrance.

Honnêtement, on finit par s’intéresser plus à eux qu’aux diverses affaires qu’ils résolvent dans chaque épisode, malgré le soin que l’auteur apporte à inventer de nouveaux scénarios, toujours originaux. Bref, un passe-temps idéal pour ne pas voir passer le temps sur la route.